[Avis] The Evil Within

posté le 3 décembre 2014GeetsuyaGeetsuyaAvis Jeux vidéo

Le nouveau jeu de Shinji Mikami père du très connu « Resident Evil » et du terme survival horror est sortie le 13 octobre dernier. Est-ce une boucherie bien sanglante ? Que vaut-il vraiment? Nous vous détaillons ça maintenant.

Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons fait plusieurs vidéos du jeu disponible sur Youtube et qu’au fil des épisodes notre avis sur le titre s’est modifié, rien de plus normal mais pour être plus précis le jeu devient vraiment plus intéressant sur la longueur. Voyons ça un peu plus en détail.

Un esprit tourmenté

Quand j’ai vu pour la première fois le trailer du jeu la première qui m’est sortie de l’esprit était : « Jamais je n’y jouerais! » mais la folie m’a pris et je me suis vite tournée sur le jeu, tremblotant dès le menu principal.
Nous commençons enfin à contrôler le personnage principal, Mr.Castellanos, flic de son état qui se dirige accompagné de ses collègues dans un asile psychiatrique où apparemment le mal est présent. Des corps inertes sont un peu partout dans la pièce, jusque-là rien ne fait vraiment peur, mais cela était sans compter sur l’apparition d’un homme ayant acquis de drôle de pouvoir et qui s’empressera de vous assommer.
Le jeu commence à cet instant. Nous nous réveillons la tête en bas, pendu par les pieds à la merci d’un « boucher » qui s’occupe de notre voisin moins chanceux que nous. Le sang coule pour notre plus grand plaisir de sadique mais notre destin n’est pas de rester dans cet endroit, et après s’être muni du couteau sous nos yeux, la fuite sera notre seule option.
Le scénario ne vole pas haut, nous avoisinons la profondeur d’un Resident Evil où notre intérêt se porte plus sur l’être malfaisant qui contrôle à son bon vouloir le monde dans lequel nous nous déplaçons.

C’est dans cet univers que commence The Evil Within, et les premiers couloirs que l’on découvre nous montrent sans détour les idées de licence connue sur lesquels les créateurs ont puisé leur référence. On pense facilement au premier Resident Evil que l’on ne présente plus mais également à des concurrents comme Silent Hill. On peut aussi reconnaître certaines mises en scène de film, The Descent voir Saw. Malgré des références certaines, on ne peut nier que le mélange créer une identité au titre.

Nous arpentons des couloirs en désordre, des hôpitaux dans la pénombre accompagnés d’ennemi invisible,  un manoir avec un air de déjà vu mais on aimera voir des endroits un peu plus ouvert comme de petits villages à parcourir sans se faire repérer et également une ville dévastée. À aucun moment le décor paraît redondant. sans doute grâce au différent rythme de jeu, avec des respirations entre les moments intenses qu’offre le titre. Coup de cœur spécial au passage dans l’asile, un lieu où l’on peut sauvegarder notre partie et améliorer les caractéristiques de notre cher flic.

Le gameplay a ses raisons que la peur ignore

The Evil Within, habillé d’un maquillage tout neuf contient un fond un peu plus vieux. Reprenant des mécaniques vieillottes mais qui fonctionne diablement bien aujourd’hui encore.

Nous contrôlons un personnage lent et limité par une jauge d’endurance pour éviter une utilisation abusive de la course, cela augmente grandement le côté humain, la surpuissance et la sensation d’invincibilité n’étant pas permises ici. Vous êtes une proie qui doit se déplacer avec prudence, d’où la place importante de l’infiltration dans ce titre et ça n’est qu’avec efficacité que ce gameplay opère, mais nous manquons parfois d’un poil plus de souplesse. Je pense à un moment précis du jeu où la possibilité d’esquiver aurait été largement apprécié. Nous avons tout de même le choix d’augmenter les facultés de notre personnage via les points que nous ramassons sur les ennemis. Des possibilités plutôt réduites pour les caractéristiques physiques où la course et la santé peuvent être augmentées mais très intéressantes au niveau des armes, parlons-en.
Si l’infiltration n’est pas votre fort, votre arsenal pourra évidemment vous servir. Équipé de quatre armes principales plus ou moins efficaces et évoluant à votre guise. les améliorations, cette fois bien plus complètes, permettent une augmentation de plusieurs facteurs, comme la puissance des dégâts, la vitesse de tir, la capacité de munitions et bien plus encore. L’inspecteur pourra se défaire de ses ennemis bien plus efficacement avec ses armes évoluées. Pour rester dans les grands classiques, on ne manquera pas de bien viser la tête, même si faire tomber l’ennemi en plaçant une balle dans la jambe peut être un bon compromis pour l’utiliser autrement, l’une des techniques efficaces étant de jeter une allumette pour le brûler vif, mieux encore atteindre les walkers alentour avec les flammes si votre timing est parfait.

Continuons dans les classiques, comme quoi tout bon jeu de survie qui ce respect se voit le nombre de munitions limité, une vérité parfois fausse. Effectivement, nous arrivons souvent à court de munitions mais le jeu à un level design qui pense toujours à nous rapprovisionner sans être trop gâté, l’utilisation de notre arbalète est le bon exemple. À défaut de nous offrir des munitions utilisables instantanément, le jeu nous offre des objets permettant la création de carreaux. Ce n’est pas pour autant que le jeu est plus simple, accéder aux munitions sur le terrain demande de la réflexion,  cela peut prendre du temps et vous porter préjudice si vous manquez de prendre tous les éléments en compte.

Des affrontements sous pression

Parlons maintenant du bestiaire, quand à lui, vraiment flippant. Quid des « zombies », si vous avez joué au quatrième opus de Resident Evil, vous n’aurez pas de grande surprise avec leur intelligence convenue.
Par contre les nombreux boss créés de l’imagination de notre nemesis égaieront vos partis. Chacun d’eux vous marquera au fer rouge avant que vous ne leur arriviez à bout. Il révèle la réelle qualité du titre.
Ces individus difformes font appel à notre instinct pour résoudre des « énigmes » en pleine course-poursuite. ils vous hanteront jusqu’à leur affrontement, des affrontements tous bien différents. Certains demanderont de rapidement agir avec le décor pour faire du mal à notre poursuivante, d’autres de rester caché le plus possible et d’attendre le meilleur moment pour attaquer et même de faire appel à vos meilleurs réflexes pour éviter la mort.
À ces moments-là, le jeu de Mikami-san est des plus efficaces, certaines fois frustrant par leur difficulté d’adaptation, il nous offre, une fois la victoire atteinte, un véritable moment de complaisance.

Nous n’oublions pas de nombreuses mises en scène drôlement efficace qui nous ont donné du mal, le jeu ne manque pas de défis.

Une boucherie de qualité

Le jeu a des qualités dans son domaine qu’on ne peut lui retirer mais souffre de problèmes techniques que le studio Tango Gameworks a eu du mal à contrôler. Nous ne sommes peut-être pas le meilleur des cas pour nous plaindre mais malgré les environnements fermés qui nous font face, le jeu demande une puissance abusive de nos machines. Le web vous parlera de baisse de framerate sur les versions console, là ou un PC tel que le mien (ASUS G750) le fera fonctionner à la perfection même si nous avons connu des instabilités dues à l’enregistrement de nos parties. Espérons que les patchs sortis à ce jour ont été efficaces. On regrettera également une caméra peu efficace dans les endroits les moins spacieux. Heureusement le jeu nous offre des textures de qualité, et des effets de lumière convaincants et c’est bien là tout ce que l’on demande à un jeu ou l’immersion est primordiale.

Conclusion

The Evil Within se repose sur des acquis de titre bien connu, mais l'univers formé de ce mélange est un plaisir à parcourir. La tension ressentie ainsi que les affrontements des boss juste mythique font de ce jeu un bon crû du genre qui avait bien besoin de nouvelle licence. J'en veux encore.

+ On a aimé:

  • Gameplay daté mais efficace
  • Immersif
  • Le bestiaire

- On a regretté:

  • Difficulté ?
  • scénario standard
  • Framerate instable
  • Problème de caméra
Geetsuya
Geetsuya

Passionné de la culture du jeux vidéo et japonaises, je souhaite pouvoir partager ce que j'aime sur ce site sans contrainte et dans la bonne humeur. Tout avis qui sera écrit et cité dans les divers médias utilisés ne concerne que moi.